Finir la saison en beauté
Auteur d’une course exceptionnelle à la barre de Financo, Nicolas Troussel a remporté la 39ème édition de la mythique Solitaire du Figaro. Nicolas intègre ainsi le clan des « grands » du circuit en inscrivant pour la deuxième fois son nom tout en haut d’une affiche prestigieuse. Pour autant, la saison n’est pas terminée et le skipper de Financo espère bien figurer parmi les meilleurs de la Cap Istanbul.
La passion de courir
Le départ de la Cap Istanbul sera donné dimanche à midi de Nice. C’est un nouveau format qui est proposé aux 30 concurrents inscrits puisque l’épreuve se court désormais en solitaire et fait donc partie des courses comptant pour le championnat de France. Nicolas Troussel, n’a, jusqu’à présent, jamais participé à la Cap Istanbul. «C’est une belle épreuve pour achever la saison, nous allons aller dans des coins que je ne connais pas du tout. Je vais essayer de me faire plaisir et, si possible, d’apprécier ces nouveaux paysages». L’ambiance est encore bon enfant sous le soleil qui écrase le vieux port de Nice, mais, au fil de la semaine, les concurrents vont entrer dans la peau des adversaires qu’ils deviennent une fois sur l’eau. «Pour l’instant on se raconte nos vacances, mais la motivation revient vite et la passion pour la bagarre n’est jamais loin » précise le vainqueur de la Solitaire. « Il y a un beau plateau, c’est une régate exceptionnelle qu’il va falloir prendre au sérieux et sur laquelle il faudra être bon marin, même si la pression est moins forte que sur l’épreuve reine du circuit. Je vais essayer de me faire plaisir sur l’eau, c’est ce qui me passionne et ce qui me fait courir. Je ferai tout pour amener Financo au plus haut ».
Le programme
Nice – Cagliari, 370 milles : La navigation hauturière sous l'influence du Golfe du Lion va se transformer en un périple le long des côtes de Corse et de Sardaigne où les effets côtiers devraient jouer.
Cagliari – Marzamemi, 340 milles : arrivée sur la côte est de la Sicile, à Marzamemi. Un décor somptueux mais une arrivée difficile au sud du détroit de Messine où les vents sont souvent capricieux.
Marzamemi – Aghios-Nikolaos, 540 milles : la plus longue étape de l'épreuve, essentiellement hauturière jusqu’en Crète.
Aghios-Nikolaos – Bozcaada, 300 milles : une des manches les plus courtes avec une remontée de la Mer Egée contre les vents dominants souvent puissants, un parcours libre au sein du dédale des îles qui parsèment la Méditerranée entre Grèce et Turquie. Pour finir sur la petite île de Bozcaada.
Bozcaada – Istanbul, 110 milles : un dernier parcours pour rejoindre les rives du Bosphore. Si l'étape est très courte, elle peut encore réserver des surprises…
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