Capricieuse méditerranée
Le départ de la première étape de la Cap Istanbul a été donné de Nice, hier, à midi, dans la baie des anges. Les 29 concurrents ont mis le cap au sud, pour rejoindre Calgliari en Sardaigne. ‘Bizuth’ de cette dernière épreuve du championnat de France Solitaire, Nicolas Troussel et son Financo sont actuellement dans le quatuor qui ferme la marche…
Il est à la peine, le Finistérien de Plougasnou, sur cette mer Méditerranée qui, la Cap Istanbul tout juste lancée, lui joue des tours. « Il faudra prendre ce que l’on aura » disait-il la veille du départ de Nice. « Ce sera dur d’anticiper, les fichiers passent du coq à l’âne, les Méditerranéens auront un avantage certain».
Alors, partir à l'ouest pour essayer de récupérer le Mistral qui soufflait du côté de Toulon ou à l’est, pour attraper ce flux de nord-est allant se renforçant le long des côtes de Corse ? Entre les deux, on parlait de zone pétoleuse, hier matin sur les pontons niçois. Ni l’un, ni l’autre, finalement. Le vent s'est orienté plein sud, la route quasi directe était la meilleure et Troussel est en queue de flotte avec trois autres petits camarades, Duthil, Tabarly et Attanasio, eux aussi piégés et retardés par les caprices de la méd’.
La route est encore longue, il reste près de 250 milles d’ici la côte sud de la Sardaigne et l’arrivée de cette première étape prévue dans la journée de demain. N’empêche, « ça rentre par devant » et si Financo déboule à 10 nœuds, 25 milles derrière le leader actuel, Drouglazet, celui-ci, plus au large, affiche près de 15 nœuds au compteur. Le vent ne cesse de forcir et la mer se lève à une vitesse étonnante, comme toujours en Méditerranée, courte, hachée, casse bateau, ce n’est pas le farniente sur la Cap Istanbul…
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