Au terme d’une belle bagarre, Nicolas Troussel a franchi la ligne d’arrivée de l’étape entre Vigo et Cherbourg hier, en deuxième position. Il confirme ainsi sa place de leader de la course, mieux, sa marée d’avance a pris encore un peu plus de coefficient…
Changement de dauphin
Financo a franchi la ligne d’arrivée à Cherbourg hier à 20 heures 18 minutes et 47 secondes, soit 1 heure 52 minutes et 37 secondes derrière cercle Vert, le vainqueur de cette deuxième étape de la Solitaire. Nicolas Troussel conserve haut la main sa place de leader de la course, mieux encore, il augmente son avance au classement général (avant jury) sur son dauphin, sauf que celui-ci n’est plus le même, c’est en effet Gildas Morvan qui se hisse à la deuxième place au général à 6 heures 18 minutes et 52 secondes de Troussel. Erwan Tabarly complète le podium à 7 heures 30 minutes et 45 secondes de Financo.
Un sacré mental
Nicolas Troussel a effectué une ‘remontée’ de la flotte exceptionnelle. En milieu de classement dans le Golfe de Gascogne, le skipper de Financo a réussi à revenir sur la tête de la flotte avant le passage de la pointe de la Bretagne. «J’ai pris un mauvais départ, je suis allé chercher de l’air près du cap Finisterre et là, je suis resté un peu scotché. Après, c’était vraiment dur de revenir, j’ai cravaché, cravaché... Je ne me suis pas affolé quand j’avais 15 milles de retard dans le golfe de Gascogne, je savais qu’il y aurait des passages à niveau sur cette étape». Vitesse, concentration, sérénité, voilà peut être les clefs du succès du skipper de Plougasnou. Pas seulement, parce qu’il lui a fallu aussi une sacrée dose de volonté pour batailler sans répit et ce, jusqu’à la ligne d’arrivée. « Christopher (Pratt) était à cinq mètres derrière moi, il m’a même doublé un moment, mais j’ai réussi à le repasser, j’ai franchi la ligne quatre secondes avant lui, c’était chaud ! Aujourd’hui, j’étais bien en phase avec le bateau, je me sentais bien et je réussissais quasiment tout. C’était top. L’arrivée au raz Blanchard n’a pas été évidente. Je suis passé entre Guernesey et Aurigny et ensuite je suis allé m’abriter du jus sous la côte du Cotentin, pas loin des cailloux. Mais, bon, avec Maxsea, pas de soucis.»
Concernant son nouvel adversaire direct, Nicolas salue la belle régate de celui-ci et ne s’étonne pas que ce soit désormais Gildas Morvan son dauphin. «Il a fait un joli coup, mais ça va, j’ai toujours une marée d’avance. Il va falloir qu’il soit bon le Gildas s’il veut me la prendre ! »
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