Retour sur la Sainté: une édition hivernale !
Le week end du 4-5 décembre a eu lieu la 57ième Saintélyon. Après 20 ans d'absence sur l'épreuve, la neige est revenue en force avec 100% des sections en chemin recouvertes !
Pour cette 3ieme participation, 2 personnes d'Hawapi.com étaient présentes. On a choisi de la faire en solo, un 3ieme larron se joint à nous. Un objectif: franchir la ligne d'arrivée debout et avoir ainsi le T-shirt du finisher !
Avec mes autres amis qui faisaient le relai a 3, on s'est tous retrouvé à Lyon pour profiter des navettes mises en place par l'organisation. Les bus sont là, on attend moins de 15 minutes et en route pour Saint Etienne et la pasta party.
A 23h40 direction la ligne de départ. Ca caille, on verra -8 affiche un peu plus loin... A 00h, les fauves sont lachés et c'est partit pour qqs heures de course. Les premiers km sur le plat dans la ZI ne sont pas tres fun. Mauvaise nouvelle, j'ai déjà mal aux cuisses, ça promet !
Le plus dur, c'est de se restreindre et de ne pas courir trop vite. On choisit de se limiter a 10kmh. Rapidement la machine chauffe, j'enlève une couche. Les premières cotes arrivent, au delà d'une certaine pente, on marche. On va un peu moins vite qu'en courant mais à peine. On attaque une zone de chemin, la neige et là et bien là. Sur les 50% de chemin que comporte l'épreuve, ils sont tous sous la neige et au moins 1/3 des 34km de bitume... Dans les côtes, ça dérape, les appuis sont fuyants, pareil dans les descentes... L'avantage, il en faut bien un, les cailloux sont cachés, on peut donc aller plus vite dans les descentes !!! Le paysage est tout simplement magnifiques, sur le coté, la plaine qui relie Lyon a St Etienne et derrière un grand serpentin de lumière au milieu du blanc. Fabuleux!
A chaque ravitos, je fais le plein, coca, thé, soupe, banane, pain d'épice, ce n'est plus une course mais une rando gastronomique !!!
L'aventure continue, on perd Julien au km 15. Les passages de neige s'enchainent, parfois en poudreuse, jusqu'à mi-mollet, parfois en
patinoire ou quasi systématiquement quelqu'un finit sur les fesses. A 20km de l'arrivée, j'ai les jambes, je laisse Olivier.
La fin du parcours, les 15 derniers km, est beaucoup moins agréable. En particulier les 5 derniers, sur les quais de saone, vent de face, le finish manque de classe. Pour couronner le tout, je commence à avoir mal aux chevilles et aux genoux.
A 2km de l'arrivée, une fusée me rattrape: c'est Olivier ! On finit la course ensemble au taquet (enfin presque, à 13km/h, à vérifier sur la trace GPS) pour passer sous les 8h.
En un mot, ENORME. Je suis prêt à recommencer !!!
Un grand merci à tous les organisateurs et à ceux qui font que cette course est ce qu'elle est.
crédit photos : Hervé Le Gac
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