Raid CanéO : Jour 1 - Lundi 28 juillet 2008
Lundi 28 juillet 2008
Ce matin à 9h35, accompagné dans sa tâche par Denis Brogniart, présentateur vedette de TF1 et Renaud Meger-Tissière, co président du directoire de CanéO, Gérard Fusil, patron de l’épreuve, a donné le départ du premier Raid CanéO Nature. En l’occurrence, au pied du château de Versailles, il venait de lancer vers les allées cavalières bordant la majestueuse pièce d’eau des Suisses une forte escouade de soixante-six chevaux accompagnés d’autant de coureurs à pied. Le Raid CanéO nature s’ouvrait en effet sur un parcours de « ride and run ».
Après un premier rush plutôt mouvementé, la petite troupe faisait un tour d’honneur autour du grand bassin, histoire de calmer à la fois l’ardeur des montures et l’appréhension des hommes.Tout étant rentré dans l’ordre, les trente-trois équipes entreprenaient alors un long périple de 56 km. Par forêts, collines et vallées, piétons et cavaliers - ces derniers souvent amenés à mettre pied à terre sur ce parcours très technique et rendu plus éprouvant encore par une chaleur étouffante - les concurents gagnaient l’abbaye des Vaux de Cernay pour une halte salutaire de deux heures.
En début d’après midi, le classement provisoire de cette demie étape plaçait en première position l’équipe de Karine BAILLET (n° 29 WILSA SPORT HELLY HANSEN). Un premier coup de semonce pour cette grande championne qui prenait, d’emblée, plus de vingt minutes à ses poursuivants. Ceux-ci, à savoir la 5, VAUCLUSE AVENTURES EVASIONS, la 6, ABSOLUE RAID DECATHLON SAINT ORENS ,la 24, SOFERMI RAID NATURE 46, la 33, PETIT CASINO, la 31, TEAM SPORT 2000 LAFUMA VIBRAM, la 14, CAP OPALE et la 30, MARINE NATIONALE LATTITUDE 55 se tenaient dans une étroite fourchette d’une demi-heure. Le reste de la troupe rejoignait l’abbaye sur un rythme d’accordéon se traduisant par plus de deux heures de retard pour les derniers.
Vingt kilomètres supplémentaires attendaient encore hommes et montures avant que les 132 athlètes n’enfourchent des VTT cette fois pour un long voyage de cent kilomètres qui devait les mener au bout de la nuit. Le Raid CanéO Nature venait ainsi d’entrer, par la grande porte, dans le petit monde des courses sport nature internationales.
Une entame animée
Composée d’un couple habitant les Yvelines et de deux professeurs de l’Essonne, les deux départements traversés pour cette première journée, l’équipe 25-LES MUREAUX DÉFIS SPORTS AVENTURES a bénéficié d’un petit traitement de faveur au départ du Raid. « C’est vrai qu’hier, on est rentré dormir à la maison, avoue Patricia Ugolini Henri, l’équipière féminine. Cela nous a permis de décompresser, de bien manger et bien dormir ». Quelques minutes avant le départ, entouré de la famille et des amis, le quatuor local pose avec les deux chevaux qu’on vient de leur attribuer, Dark Boy et Opium. « Donne-lui un bout de pain pour qu’on fasse connaissance » demande Dominique Grégoire à son équipier avant de s’élancer pour le ride & run de 35 km jusqu’à l’Abbaye des Vaux de Cernay où l’équipe est arrivée 14e à 1h02’ des premiers.
Par cette chaleur torride, prendre soin des chevaux était une obligation sine qua non pour finir cette première partie de course en temps voulu. Une donnée que l’équipe 27-BAYER-VET ADVENTURE TEAM composée de vétos ou futurs vétos ne pouvait ignorer. « Il y avait des passages en plein cagnard ! Les chevaux n’ont pas assez bu. On a donc fini en marchant. Pour eux, il était temps que ça s’arrête » avouent-ils en se restaurant à l’ombre d’un parasol. Bien qu’un peu inquiets au moment du départ, ils ont pris le temps d’apprécier cette première partie qu’ils terminent 11e à 41 minutes des leaders. « On a traversé des endroits superbes, vu plein de châteaux. Le parcours est vraiment chouette ! »
Un sentiment également partagé par les leaders eux-mêmes, l’équipe 29-WILSA SPORT HELLY HANSEN de Karine Baillet. « On n’imagine pas des espaces de verdure comme ça en région parisienne. C’est dépaysant ! » Ce début de course aurait pu mal tourner pour Karine, victime d’une chute de cheval. « Mon cheval était craintif. J’ai dépensé beaucoup d’énergie pour le tenir. A un moment où il fallait s’arrêter, il est parti sur le côté et a glissé hors de la piste. On a chuté et il m’a marché sur le mollet en se relevant. Heureusement, plus de peur que de mal. Mais le ride & run est une discipline à ne pas prendre à la légère ! » On l’avait compris...
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