Les premiers héros sont arrivés
La PDG est magique! Course d'homme, le mythe valaisan va droit au coeur des patrouilleurs et des spectateurs chaque année paire. Hier à Verbier, des centaines de courageux, élites comme populaires, ont célébré leur amitié par trios. Visages marqués par l'effort, sourires sublimés par le partage, ils ont lancé l'édition 2008 de la plus belle des manières. Les conditions du parcours étaient exceptionnelles et la course a pu se dérouler dans d'excellentes conditions mis à part une farouche bulle de froid qui a méchamment enveloppé le secteur de Tête-Blanche. A l'arrivée, un Pyrénéen de la patrouille 308 a vu la montagne et ses armes... «J'ai cru mourir... On revient de l'enfer! C'était la première fois qu'on participait à la Patrouille. On ne pensait pas qu'il pouvait faire aussi froid en montagne. A la fin, ce n'est même plus du sport, c'est juste le psychisme qui dirige...» Eric Lafitte, chef de la patrouille tricolore 308, a vu Verbier au départ de Zermatt. Dans ses mots, un blizzard épique qui passait sur les lèvres d'autres patrouilleurs à l'heure d'embrasser le triomphe sous la banderole d'arrivée. Epreuve de souffrance, la PDG sublime le vocabulaire et triture les visages. La première course de l'édition 2008 a rappelé que les larmes ne sont jamais loin des sourires sur la Patrouille.
Les poignées du brigadier
Hier, Marius Robyr a serré des milliers de mains pour dire à tous ses courageux l'admiration qu'il leur porte. Le brigadier a toujours un mot pour chacun. «C'est un beau moment. Ils le méritent tellement! Pour eux, c'est un aboutissement après tous les sacrifices qu'ils font pour s'entraîner...» Au rythme des arrivées, ce sont aussi des myriades d'histoires qui s'écrivent. Encouragements pour un père, course entre copains ou plus simplement soulagement d'être enfin arrivés après avoir connu des moments difficiles sur les cimes, les histoires foisonnent. Hier, au royaume du chronomètre, ce sont les Français de la patrouille 314 qui ont triomphé. Ils ont mis exactement 8 heures 19 minutes et 35 secondes pour relier le pied du Cervin au balcon des Combins. Grégory Legieda, le troisième homme chez ces vainqueurs, a apprécié les conditions de course. «C'était sensationnel! Personnellement, je n'ai pas trop ressenti le froid... je ne suis pas trop frileux. Dans le couloir de la Rosablanche, j'ai senti que ça commençait à me lâcher. C'était plus avec la tête qu'avec les jambes.»
Pas encore de décision pour samedi
Vendredi soir et samedi matin, l'autre moitié des 4200 patrouilleurs devrait s'élancer de Zermatt et d'Arolla. Le conditionnel reste de mise avec une situation météorologique trop instable pour confirmer les départs. «Course il y aura, mais les deux variantes restent possibles (ndlr: départ cette nuit ou dans la nuit de samedi à dimanche)... On prendra une décision dans la journée de vendredi (réd: aujourd'hui)» a détaillé le chef de la PDG, Marius Robyr. Pour Didier Ulrich, le responsable de la météo sur la PDG, la situation se dégrade clairement par rapport à la fenêtre de beau qui était grande ouverte hier matin. «On va vers une tendance au foehn avec une situation de sud/sud-ouest. Une perturbation est confirmée pour la nuit de vendredi et la matinée de samedi, juste au moment de la course. Le secteur qui pose problème est toujours celui de Tête-Blanche où il y aura du brouillard, des chutes de neige et des précipitations.» Si le parcours ne nécessite pas un meilleur balisage et une nouvelle sécurisation en cas de fortes chutes de neige, la course devrait partir. Sinon, elle sera reportée dans la nuit de samedi à dimanche. Le suspense demeure donc entier pour les patrouilleurs du week-end...
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